Entretien d'embauche sans expérience : les questions qui reviennent, et comment y répondre

Les questions d'un entretien sont presque toujours les mêmes. Comment y répondre quand on commence, à partir des conseils de France Travail : parler de ce qu'on a fait, les trois questions délicates, celles qu'il faut poser, et ce qu'on fait après.

Vous avez décroché un entretien pour un premier poste, et une peur précise s'installe : qu'est-ce que je vais répondre quand on me demandera mon expérience, puisque je n'en ai pas ? Bonne nouvelle : les questions d'un entretien sont presque toujours les mêmes, et France Travail publie des conseils pour chacune. Voici comment les préparer quand on commence, question par question.

Avant l'entretien : ce que le recruteur attend que vous sachiez

France Travail le dit sans détour : « Renseignez-vous sur l'entreprise qui vous reçoit (ses produits, son marché, ses concurrents, ses valeurs, ses équipes...) ». Le conseil vaut deux fois plus quand on n'a pas d'expérience à raconter : ce que vous savez de l'entreprise devient votre premier argument. Lisez son site, ses offres, ses actualités. Si vous connaissez le nom de la personne qui vous reçoit, France Travail suggère aussi de consulter son profil LinkedIn.

Préparez ensuite deux ou trois exemples concrets tirés de ce que vous avez fait : un projet de formation, un stage, un job d'été, une responsabilité dans une association ou dans un sport en équipe. Ce sont eux qui vont répondre à la plupart des questions.

« Parlez-moi de votre expérience »

C'est la question qui fait peur, et elle a une réponse simple : vous parlez de ce que vous avez fait, pas de ce que vous n'avez pas fait. France Travail, sur sa page destinée aux jeunes, écrit que « votre potentiel d'apprentissage compte autant que votre expérience » et encourage à postuler même quand on ne coche pas toutes les cases.

Concrètement, ne dites pas « je n'ai pas d'expérience ». Dites ce que vous avez fait, avec des faits : « Pendant mon stage, j'accueillais les clients et je gérais les rendez-vous, seul, pendant trois semaines. » Ou : « J'ai tenu la caisse d'un magasin tout l'été, avec des journées à plus de deux cents clients. » Un recruteur qui reçoit quelqu'un qui commence ne cherche pas une ligne d'ancienneté ; il cherche des signes que vous tiendrez le poste.

« Si j'appelais votre dernier employeur, que dirait-il de vous ? »

France Travail classe cette question parmi les trois questions délicates d'un entretien. Quand on commence, on n'a pas de « dernier employeur », mais on a presque toujours quelqu'un qui nous a vu travailler : un tuteur de stage, un responsable de job d'été, un professeur qui a suivi un projet, le responsable d'une association. Répondez avec cette personne-là, et avec ce qu'elle dirait de précis : la ponctualité, la façon de demander quand on ne sait pas, le fait d'avoir tenu jusqu'au bout.

« Quels sont vos objectifs à court et moyen terme ? »

Pour cette question, France Travail conseille explicitement aux jeunes diplômés de demander d'abord ce que l'employeur entend par « court » et « moyen terme », puis de montrer que l'on a « a minima cette capacité de se projeter ». Vous n'avez pas besoin d'un plan de carrière : dire que vous visez tel métier ou telle responsabilité dans quelques années suffit. France Travail ajoute que c'est aussi le bon moment pour poser une question sur la formation dans l'entreprise. Quand on commence, cette question-là dit exactement ce qu'il faut : vous êtes venu pour apprendre.

« Quelle est la chose la plus intéressante vous concernant qui ne figure pas sur votre CV ? »

Troisième question délicate selon France Travail, et sans doute la plus favorable à quelqu'un qui commence. Le conseil : préparer un cas pratique ou un projet qui révèle une qualité en rapport avec le poste. Un voyage organisé de bout en bout, un tournoi que vous avez arbitré, un site que vous avez monté pour un proche, une équipe que vous avez encadrée en colonie. Ce qui compte, c'est le lien avec le poste : « ça m'a appris à tenir un planning », « ça m'a appris à rester calme quand ça râle ».

Le bénévolat entre pleinement dans cette catégorie. France Travail recommande de lier ses expériences de bénévolat aux compétences demandées dans le métier que l'on cherche.

Les questions que vous devez poser

Un entretien se joue aussi dans l'autre sens. France Travail consacre une page entière aux questions du candidat, et cite un recruteur pour qui poser des questions « vous démarque, en montrant votre investissement pour préparer l'entretien ». Les exemples donnés :

Ajoutez-en une, essentielle quand on commence : « Comment se passent les premières semaines, et qui m'accompagne au démarrage ? » La réponse vous dira beaucoup sur ce qui vous attend.

Le salaire, selon France Travail, se traite en fin d'entretien, avec une fourchette préparée à l'avance.

Après l'entretien

Trois gestes, recommandés par France Travail : demander les prochaines étapes avant de partir, remercier la personne pour sa disponibilité, et envoyer un e-mail de remerciement à chaque personne rencontrée. La plupart des candidats ne le font pas. C'est court, et c'est ce dont on se souvient.

Ce que fait Blossense

Nous mettons en relation des personnes qui commencent avec des entreprises qui acceptent de recruter sans expérience. Sur notre plateforme, une présentation vidéo de soixante secondes accompagne le CV : l'entreprise vous voit avant l'entretien, et l'entretien commence déjà autrement. Une fois embauché, un expert du métier reste à vos côtés au démarrage, de quelques jours à plusieurs semaines selon le métier, pour apprendre le poste en le faisant.

Sources