Trois jours de carence, puis 50 % du salaire journalier de base par l'Assurance maladie. Les conditions d'ouverture des droits et le rôle de l'employeur.
Quand un salarié est en arrêt de travail pour maladie, l''Assurance maladie verse des indemnités journalières après un délai de carence de trois jours, à hauteur de 50 % du salaire journalier de base. Ces indemnités ne sont pas automatiques : il faut avoir travaillé un minimum d''heures avant l''arrêt. L''employeur peut compléter, mais seulement à partir d''un an d''ancienneté.
Elles dépendent de la durée de l''arrêt. La fiche « Arrêt de travail pour maladie d''un salarié » de service-public.gouv.fr, mise à jour le 1er juin 2026, retient deux situations.
Pour un arrêt de moins de six mois, il faut au choix :
Pour un arrêt qui se prolonge au-delà de six mois, il faut douze mois d''affiliation à la date de l''arrêt, plus au choix 600 heures travaillées dans l''année précédente, ou des cotisations assises sur au moins 2 030 fois le SMIC horaire.
C''est la raison pour laquelle un tout début de parcours professionnel mérite d''être vérifié : quelques semaines de travail peuvent ne pas suffire à atteindre les 150 heures. Le compte ameli permet de le savoir avant d''en avoir besoin.
Sous 48 heures. Les volets 1 et 2 vont à la caisse primaire d''assurance maladie, le volet 3 à l''employeur. Quand le médecin transmet l''arrêt en ligne, seul le volet destiné à l''employeur reste à envoyer. Un envoi tardif peut entraîner une réduction des indemnités.
L''indemnité journalière est égale à 50 % du salaire journalier de base. Ce salaire de base correspond à la moyenne des salaires bruts des trois mois qui précèdent l''arrêt, divisée par 91,25.
Le montant est plafonné : l''indemnité journalière maximale est de 42,97 € bruts, selon la même fiche de service-public.gouv.fr mise à jour le 1er juin 2026.
Le versement commence après un délai de carence de trois jours. Pour un arrêt qui débute le 1er du mois, les indemnités courent donc à partir du 4.
Sous conditions. La loi prévoit un complément versé par l''employeur, appelé indemnité complémentaire, à condition de réunir :
Ce complément légal démarre lui aussi après un délai, et sa durée augmente avec l''ancienneté. Beaucoup de conventions collectives sont plus favorables : elles suppriment le délai, relèvent le pourcentage, ou abaissent la condition d''ancienneté. C''est le premier texte à consulter. Pour savoir lequel vous concerne, voir Quelle convention collective s''applique à mon poste.
L''arrêt ne rompt pas le contrat et ne prive pas des indemnités journalières si les conditions d''ouverture de droits sont réunies. En revanche, la période d''essai est prolongée d''une durée égale à celle de l''absence, jour pour jour. Voir Période d''essai 2026 : durée, renouvellement, rupture.
Les trois jours de carence sont-ils toujours retenus ?
Ils s''appliquent au versement de l''Assurance maladie pour chaque arrêt de travail pour maladie. Une convention collective ou un accord d''entreprise peut prévoir que l''employeur les prend en charge.
Comment l''indemnité apparaît-elle sur la paie ?
Selon l''organisation retenue, l''employeur peut percevoir les indemnités à la place du salarié et maintenir le salaire, c''est la subrogation, ou bien le salarié les reçoit directement de la caisse. Dans les deux cas, la ligne se lit sur le bulletin de paie. Voir Première fiche de paie : comment la lire.
Les indemnités journalières sont-elles imposables ?
Les indemnités journalières de maladie sont soumises à l''impôt sur le revenu et déclarées à ce titre, avec des règles particulières en cas d''affection de longue durée.
Un arrêt en contrat à durée déterminée prolonge-t-il le contrat ?
Non. Le contrat à durée déterminée prend fin à son terme prévu, même si l''arrêt se poursuit au-delà.
Où vérifier ses droits avant d''en avoir besoin ?
Sur le compte ameli, rubrique « Mes droits », et auprès de la caisse primaire d''assurance maladie du lieu de résidence.
Cet article donne un repère général. Une situation personnelle se vérifie auprès de la caisse primaire d''assurance maladie et du service des ressources humaines de l''entreprise.