Ouvert depuis le 1er juillet 2026 pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2026 : durée, indemnisation, conditions et délai pour prévenir son employeur.
Le congé supplémentaire de naissance est ouvert depuis le 1er juillet 2026. Il concerne les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026, dure un ou deux mois par parent, et doit commencer dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l'arrivée. Il est indemnisé à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite de 72,81 € et 62,41 € par jour.
C'est un congé qui s'ajoute au congé de maternité ou de paternité, et non un congé qui les remplace. La fiche « Congé supplémentaire de naissance » de l'Assurance maladie, mise à jour le 27 août 2026, en fixe les règles.
Il se prend après avoir soldé le congé de maternité ou le congé de paternité et d'accueil de l'enfant. Chaque parent a le sien : les deux peuvent le prendre, ensemble ou l'un après l'autre.
Un mois ou deux mois, au choix du parent. Les deux mois peuvent être pris d'un seul bloc ou fractionnés en deux périodes d'un mois.
Le congé doit débuter dans les neuf mois qui suivent la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer. Passé ce délai, le droit n'est plus ouvert.
L'indemnisation est dégressive, et l'Assurance maladie en donne les deux plafonds journaliers.
Le premier mois : 70 % du salaire net, dans la limite de 72,81 € par jour.
Le second mois : 60 % du salaire net, dans la limite de 62,41 € par jour.
C'est l'Assurance maladie qui verse, pas l'employeur. Sur la lecture de ces montants sur un bulletin, voir Première fiche de paie : comment la lire.
C'est le point qui bloque le plus souvent sur un premier contrat. L'Assurance maladie exige, pour un salarié :
Autrement dit, un contrat très court ou démarré la veille ne suffit pas. Un temps partiel, en revanche, peut suffire : ce sont les heures et les cotisations qui comptent, pas la nature du contrat.
Par lettre recommandée, au moins un mois avant la date de départ souhaitée. Le délai tombe à quinze jours quand le congé suit immédiatement le congé de paternité et d'accueil de l'enfant.
Les travailleurs indépendants ne passent pas par un employeur : ils déposent leur demande sur le téléservice dédié de l'administration, et doivent interrompre leur activité pendant le congé.
L'employeur ne peut pas refuser un congé demandé dans les règles. Sur ce que l'employeur doit à un salarié qui arrive, voir Premiers jours en entreprise : ce qui doit se passer.
Mon enfant est né en décembre 2025, ai-je droit au congé ?
Non. Le droit est ouvert pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026.
Et si l'enfant est né avant terme, en décembre 2025, alors qu'il était attendu en 2026 ?
L'Assurance maladie prévoit ce cas : la naissance prématurée d'un enfant dont le terme était prévu en 2026 ouvre le droit.
Les deux parents peuvent-ils le prendre en même temps ?
Oui. Le droit est individuel, chaque parent dispose de son propre congé d'un ou deux mois.
Est-ce que ce congé remplace le congé de paternité ?
Non, il s'y ajoute. Il se prend une fois le congé de maternité ou de paternité terminé.
Suis-je protégé pendant ce congé ?
Le contrat est suspendu, pas rompu. Le salarié retrouve son poste ou un poste équivalent à son retour, comme pour les autres congés liés à l'arrivée d'un enfant.
Je suis en CDD qui se termine avant les neuf mois, que se passe-t-il ?
Le congé ne prolonge pas le contrat. La fin du CDD reste la date prévue au contrat. Sur les documents remis à ce moment, voir Fin de contrat : les documents à récupérer.
Assurance maladie (ameli.fr), fiche « Congé supplémentaire de naissance », mise à jour du 27 août 2026.