Contrat d'engagement jeune : conditions et montant

Jusqu'à 566,17 euros par mois et 15 à 20 heures d'accompagnement par semaine. Les conditions du contrat d'engagement jeune, sa durée, et ce qu'il n'est pas.

Le contrat d'engagement jeune n'est pas un contrat de travail. C'est un parcours d'accompagnement intensif, de 15 à 20 heures par semaine, proposé par France Travail ou par une mission locale aux 16 à 25 ans inclus qui rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi durable, ne sont ni étudiants ni en formation. Il dure un an au maximum, prolongeable de six mois, et il ouvre droit à une allocation pouvant atteindre 566,17 € par mois selon la situation.

Les montants et les règles ci-dessous sont ceux de la fiche officielle vérifiée le 1er avril 2026.

Qui peut en bénéficier ?

Trois conditions doivent être réunies en même temps :

L'âge va de 16 à 25 ans inclus. Il est porté à 29 ans inclus pour les personnes reconnues travailleur handicapé.

Il n'y a pas de condition de diplôme, et il n'est pas nécessaire d'avoir déjà travaillé.

Qui le propose ?

France Travail et les missions locales. D'autres organismes peuvent également le proposer localement.

Dans les faits, le réseau des missions locales en est un acteur central : il a enregistré 200 642 entrées en parcours intensif au titre du contrat d'engagement jeune sur l'année 2025. Si vous ne savez pas par où commencer, la mission locale de votre secteur est la bonne porte.

Le contrat est formalisé par un document officiel, le Cerfa n° 16204.

Ce que contient le programme

Le contrat prévoit un programme de 15 à 20 heures par semaine, tout au long de sa durée. Ce volume est la caractéristique du dispositif : c'est un engagement d'emploi du temps, pas un simple suivi mensuel.

Ces heures se composent de :

Une application dédiée permet d'échanger avec son conseiller, de suivre ses rendez vous et de consulter des offres d'emploi, d'alternance et d'immersion.

Combien de temps dure-t-il ?

Un an au maximum, prolongeable de six mois.

Une prolongation automatique est prévue jusqu'au dernier jour du deuxième mois suivant la fin d'un parcours ou d'un contrat d'insertion engagé avant le terme du contrat.

Pour signer un nouveau contrat d'engagement jeune après un premier, il faut en principe respecter un délai de six mois, sauf difficultés spécifiques.

Combien touche-t-on ?

L'allocation dépend de l'âge et de la situation fiscale. Voici les montants mensuels maximaux.

Situation | Montant mensuel maximal |

---|---|

Majeur fiscalement autonome, ou rattaché à un foyer non imposable | 566,17 € |

Majeur rattaché à un foyer imposable dont chaque part relève de la première tranche | 339,70 € |

Mineur éligible | 226,48 € |

À Mayotte, ces montants sont respectivement de 322,71 €, 193,64 € et 129,08 €.

L'allocation n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu.

Quelques règles de cumul à connaître. Elle n'est pas cumulable avec le revenu de solidarité active, sauf pour un enfant à charge d'un foyer allocataire, ni avec la rémunération d'un contrat unique d'insertion. Elle est en revanche cumulable avec l'allocation aux adultes handicapés. Les allocations chômage, la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle et celle versée en école de la deuxième chance viennent en déduction.

Ce que le contrat engage des deux côtés

Le mot engagement n'est pas décoratif. Le jeune s'engage sur l'assiduité et sur les démarches prévues, le conseiller s'engage sur un accompagnement régulier et sur les moyens mobilisés.

En cas de non respect des engagements, l'allocation peut être réduite ou supprimée. La sanction ne peut en revanche pas prendre la forme d'une radiation de la liste des demandeurs d'emploi.

Ce qu'il faut en retenir avant de signer : 15 à 20 heures par semaine, c'est un vrai rythme. Si un obstacle pratique vous empêche de le tenir, mobilité, santé, logement, dites-le au moment du diagnostic plutôt qu'après. C'est précisément ce que l'accompagnement est censé traiter.

Ce que le contrat d'engagement jeune n'est pas

Ce n'est pas un contrat de travail. Il ne crée pas de lien de subordination avec un employeur, il n'ouvre pas de bulletin de paie, et il ne compte pas comme une expérience salariée.

Ce n'est pas non plus la Garantie jeunes, à laquelle il a succédé au 1er mars 2022. Les deux noms circulent encore ensemble sur des sites non mis à jour : seul le contrat d'engagement jeune existe aujourd'hui.

Ce n'est pas davantage une formation qualifiante. Il peut en contenir une, il ne se confond pas avec elle. Si votre objectif est une certification, regardez plutôt du côté du titre professionnel ou de l'alternance.

Questions fréquentes

Peut-on travailler pendant un contrat d'engagement jeune ?

Le contrat vise l'accès à l'emploi, et les mises en situation professionnelle en font partie. Une rémunération perçue par ailleurs peut toutefois venir en déduction de l'allocation ou la rendre non cumulable, selon sa nature. Vérifiez chaque cas avec votre conseiller.

Faut-il être inscrit à France Travail ?

Non. Le contrat peut être conclu avec une mission locale comme avec France Travail. Ce sont les trois conditions d'éligibilité qui comptent.

L'allocation est-elle imposable ?

Non. Elle n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu.

Peut-on en signer un deuxième ?

Oui, mais en respectant en principe un délai de six mois après la fin du précédent, sauf difficultés spécifiques.

Est-ce ouvert aux étudiants ?

Non. Ne pas être étudiant et ne pas suivre de formation sont deux des trois conditions d'accès.

Que se passe-t-il à la fin du contrat ?

Rien ne se ferme automatiquement. L'accompagnement par la mission locale ou par France Travail peut se poursuivre sous une autre forme, notamment dans le cadre d'un parcours contractualisé.

Sources