Un lieu pour les 16 à 25 ans sortis de l'école, sur l'emploi mais aussi le logement, la santé et la mobilité. Ce que fait une mission locale, comment y aller.
Une mission locale accompagne les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire, sur l'emploi et la formation mais aussi sur tout ce qui bloque autour : l'orientation, la mobilité, le logement, la santé. On y vient librement, on y rencontre un conseiller qui suit le dossier dans la durée, et l'accompagnement ne donne lieu à aucun frais pour le jeune. Il y en avait 425 en France en 2025, réparties sur 6 800 lieux d'accueil.
C'est probablement la porte la plus utile et la moins connue pour qui cherche un premier poste.
L'administration les nomme précisément : mission locale pour l'insertion professionnelle et sociale des jeunes de 16 à 25 ans. Elles existent depuis 1982.
Leur particularité est leur mode d'intervention. L'union nationale des missions locales le résume ainsi : une prise en compte de l'ensemble des freins à l'insertion, dans tous les domaines, emploi, formation, orientation, mobilité, logement, santé, accès à la culture et aux loisirs.
C'est la différence avec un service d'emploi classique. Si vous ne pouvez pas accepter un poste parce que vous n'avez pas le permis, parce que vous n'avez pas de logement stable ou parce qu'un problème de santé n'est pas traité, une mission locale considère que ces sujets font partie du dossier.
La loi pour le plein emploi de 2023 a par ailleurs intégré le réseau des missions locales au Réseau pour l'emploi, aux côtés de l'État, des collectivités, de France Travail et des Cap emploi, et conforté leur rôle d'accueil, d'information, d'accès aux droits, d'orientation et d'accompagnement des jeunes.
Les jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire. L'entrée est volontaire : on se présente, on obtient une première réponse ou un premier entretien avec un conseiller.
Il n'est pas nécessaire d'être inscrit à France Travail, ni d'avoir un projet arrêté, ni d'avoir un diplôme. Ne pas savoir quoi faire est une raison valable de pousser la porte, pas un obstacle à l'entrée.
Certaines structures reçoivent sur rendez-vous, d'autres en accueil libre. L'information figure sur la fiche de chaque mission locale dans l'annuaire de l'administration.
Deux modes d'intervention principaux : l'entretien individuel personnalisé et les actions collectives. Le conseiller aide le jeune à s'orienter et détermine avec lui les moyens à mobiliser.
Derrière, une mission locale mobilise un réseau local : entreprises, organismes de formation, service public de l'emploi, services de santé, de logement et d'action sociale, collectivités, associations, Éducation nationale, France Travail, conseils régionaux et départementaux.
Elle est aussi prescripteur de plein droit pour les périodes de mise en situation en milieu professionnel, ces immersions en entreprise d'un mois au maximum qui permettent de découvrir un métier ou de confirmer un projet. C'est l'un des leviers les plus concrets qu'un conseiller puisse activer.
Les données ci-dessous viennent des chiffres clés publiés par l'union nationale des missions locales en avril 2026, à partir du système d'information du réseau, et portent sur l'année 2025.
Indicateur 2025 | Valeur |
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Missions locales | 425 |
Lieux d'accueil | 6 800 |
Salariés du réseau | 14 800 |
Jeunes accompagnés | 1 084 693 |
dont accueillis pour la première fois | 450 095 |
Entrées en situation d'emploi | 726 871 |
Entrées en formation | 113 077 |
Contrats en alternance signés | 49 440 |
Près de 1,1 million de jeunes accompagnés dans l'année, dont 450 000 qui poussaient la porte pour la première fois. Ce n'est pas un dispositif confidentiel.
Une précision utile pour qui cherche : l'annuaire de l'administration recense plus d'un millier de fiches sous cette rubrique. Ce nombre correspond aux implantations et aux antennes, pas au nombre de missions locales elles mêmes.
Le contrat d'engagement jeune. C'est le parcours intensif de référence : 15 à 20 heures d'accompagnement par semaine, un an renouvelable six mois, et une allocation selon la situation du jeune. Le réseau a enregistré 200 642 entrées en 2025. Nous le détaillons dans notre article sur le contrat d'engagement jeune.
Le parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie, le PACEA. C'est le cadre contractuel d'accompagnement, d'une durée maximale de 24 mois, établi après un diagnostic et formalisé par un contrat entre le jeune et la mission locale. Le formulaire officiel, le Cerfa 15656*06, est toujours publié. Une allocation peut y être associée, dont le montant dépend de la situation et qui n'est pas versée si le jeune perçoit par ailleurs une rémunération. Le réseau a enregistré 285 129 entrées en parcours contractualisé en 2025.
Le fonds d'aide aux jeunes et les aides à la mobilité. Ce sont des aides ponctuelles sur l'emploi, la santé, le logement ou les déplacements. Elles relèvent des départements et des structures, donc leurs montants et leurs conditions varient d'un territoire à l'autre. Demandez ce qui existe chez vous plutôt que de vous fier à un montant lu ailleurs.
Un mot sur un dispositif que l'on voit encore cité : la Garantie jeunes n'existe plus. Elle a été remplacée par le contrat d'engagement jeune au 1er mars 2022. Si un site vous la propose, il n'est pas à jour.
Le point d'entrée fiable est l'annuaire officiel de l'administration, qui permet de chercher par région, département et commune. Chaque fiche donne l'adresse, les horaires, le téléphone, l'adresse électronique et les informations d'accessibilité, et elle est mise à jour structure par structure.
L'union nationale des missions locales publie également un annuaire du réseau.
Que préparer pour le premier rendez vous ? Peu de choses. Une pièce d'identité, un relevé de votre situation si vous en avez un, et de quoi expliquer où vous en êtes. Le conseiller n'attend pas un projet ficelé.
Si vous cherchez en parallèle des occasions de rencontrer directement des employeurs, les forums et job datings près de chez vous sont recensés sur notre page des événements emploi.
Non. Les missions locales sont des structures de service public financées par l'État et les collectivités, et l'accompagnement ne donne lieu à aucun frais pour le jeune. Le contrat d'engagement jeune verse même une allocation selon la situation.
L'accompagnement vise les 16 à 25 ans. Pour le contrat d'engagement jeune, la limite est portée à 29 ans inclus pour les personnes reconnues travailleur handicapé. Au delà, c'est vers France Travail qu'il faut se tourner.
Non. L'inscription n'est pas une condition d'accès à une mission locale. Les deux accompagnements peuvent coexister, et le conseiller vous dira ce qui est le plus pertinent dans votre cas.
Non, et c'est mieux ainsi. Elle ouvre des portes, prescrit des immersions, mobilise des aides, prépare des candidatures et met en relation avec des entreprises. La démarche reste la vôtre.
Dans le cadre d'un parcours contractualisé ou d'un contrat d'engagement jeune, les engagements sont réciproques. Ne pas les respecter peut réduire ou suspendre l'allocation associée.
Le parcours contractualisé va jusqu'à 24 mois. Le contrat d'engagement jeune dure un an, prolongeable de six mois. En pratique, la relation avec la mission locale peut se poursuivre au delà d'un dispositif précis.
Sources