Gratification de stage 2026 : à partir de quand, combien

Un stage est obligatoirement payé au-delà de deux mois ou 309 heures, à 4,50 € de l'heure en 2026. Seuils, calcul, versement et cas particuliers expliqués.

Un stage devient obligatoirement gratifié au-delà de deux mois dans le même organisme, soit 44 jours de présence à 7 heures par jour, ou 309 heures au total. Le montant minimum est de 4,50 € par heure de présence effective, soit 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale. En dessous de ce seuil, la gratification reste possible mais elle n'est pas obligatoire.

Ces chiffres sont ceux de la fiche officielle du service public sur la gratification de stage, vérifiée le 1er janvier 2026.

À partir de quand un stage doit-il être payé ?

Le déclenchement ne se compte pas en semaines de calendrier mais en présence réelle. La fiche officielle retient deux façons équivalentes d'atteindre le seuil : plus de deux mois consécutifs, ce qui correspond à 44 jours à raison de 7 heures par jour, ou plus de 309 heures au total sur la période.

Le seuil s'apprécie au sein d'un même organisme d'accueil et au cours d'une même année d'enseignement. Deux stages courts dans deux entreprises différentes ne s'additionnent donc pas.

Un cas particulier existe pour les élèves de l'enseignement agricole : la gratification est due après trois mois de présence, au-delà de 66 jours consécutifs ou de 462 heures au total.

Combien exactement, en euros ?

4,50 € par heure de présence effective. Ce montant n'est pas fixé arbitrairement : il correspond à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale, et il se met donc à jour quand ce plafond évolue.

Le calcul porte sur les heures réellement passées dans l'organisme, pas sur un forfait mensuel théorique. Une semaine d'absence n'est pas rémunérée, et des heures faites en plus le sont.

Pour un stage à 35 heures par semaine, cela représente environ 157,50 € par semaine, soit de l'ordre de 682 € pour un mois de 151,67 heures. Ce sont des ordres de grandeur, la seule règle opposable étant le taux horaire appliqué aux heures de présence effective.

Comment la gratification est-elle versée ?

Mensuellement. La fiche officielle prévoit deux méthodes : soit sur la base des heures réellement effectuées chaque mois, soit en lissant sur la durée du stage le total des heures prévues.

La première méthode fait varier le montant d'un mois sur l'autre. La seconde donne un montant constant. Les deux sont régulières, et c'est la convention de stage qui doit dire laquelle s'applique.

Peut-on être payé davantage ?

Oui. Le montant de 4,50 € est un plancher légal, pas un tarif. Une convention collective, un accord de branche ou une décision de l'employeur peuvent prévoir mieux, et certaines branches le font.

Ce que ce plancher a d'important, c'est qu'il est exonéré de cotisations sociales tant qu'il n'est pas dépassé. Au-delà, la part qui excède le minimum est soumise à cotisations, ce qui explique que beaucoup d'organismes s'alignent exactement sur le seuil.

Un stage, est-ce la bonne porte quand on cherche un premier poste ?

Pas toujours, et il faut le dire franchement. Un stage suppose une convention avec un établissement d'enseignement : sans inscription en formation, il n'est pas accessible.

Si vous n'êtes plus en études, le dispositif qui ressemble le plus à un stage, mais sans cette condition, est la période de mise en situation en milieu professionnel. Elle dure un mois au maximum, elle n'est pas rémunérée par l'entreprise d'accueil, elle préserve votre statut et vos droits, et elle sert souvent d'amorce à un recrutement. Nous en avons fait le mode d'emploi complet.

L'autre voie, si l'objectif est d'être payé pendant qu'on apprend le métier, c'est l'alternance. Le comparatif entre apprentissage et contrat de professionnalisation pose les termes du choix, et la grille de rémunération d'un alternant en 2026 donne les montants.

Questions fréquentes

Un stage de deux mois pile est-il gratifié ?

La fiche officielle vise les stages de plus de deux mois. Le seuil se franchit au-delà de 44 jours à 7 heures par jour ou de 309 heures, pas exactement à cette limite.

La gratification est-elle un salaire ?

Non. Un stagiaire n'est pas salarié de l'organisme d'accueil, et la gratification n'ouvre pas les mêmes droits qu'une rémunération. Elle n'est pas soumise à cotisations tant qu'elle ne dépasse pas le minimum légal.

Les jours de congé ou d'absence sont-ils payés ?

Le calcul porte sur les heures de présence effective. Une absence ne compte donc pas dans l'assiette, sauf disposition plus favorable prévue par la convention.

Deux stages courts dans deux entreprises se cumulent-ils pour atteindre le seuil ?

Non. Le seuil s'apprécie dans un même organisme d'accueil, au cours d'une même année d'enseignement.

Que faire si l'organisme ne verse rien alors que le seuil est dépassé ?

Le point de départ est la convention de stage et l'établissement d'enseignement signataire, qui est partie à la convention. L'inspection du travail peut être saisie.

Le montant change-t-il en cours d'année ?

Il suit le plafond horaire de la sécurité sociale. La fiche officielle, vérifiée le 1er janvier 2026, retient 4,50 € de l'heure.

Sources

Service-public.gouv.fr, fiche « Gratification de stage », vérifiée le 1er janvier 2026 : montant de 4,50 € par heure, correspondant à 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale ; seuil de plus de deux mois, soit 44 jours à 7 heures ou 309 heures ; seuil spécifique de l'enseignement agricole ; calcul sur les heures de présence effective et versement mensuel.

Les montants évoluent avec le plafond de la sécurité sociale. Vérifiez la fiche officielle avant de signer une convention.